Victor Reyes s’inspire du langage tacite de l’art visuel.  Dès un jeune âge, il s’émeut devant l’ambiguité et la mise-en-scène des films des frères Coen, ressentant lui-même la tension atmosphérique à l’écran. Prenant connaissance de l’art qui l’entoure, il se laisse inspirer par les impressions décoratives d’Aubrey Beardsley, appréciées par sa mère, et par le monde ténébreux des toiles de Francis Bacon.

Porté à la réflexion, Reyes est encouragé par son désir de vivre hors des normes. Après avoir déménagé du Midwest américain à la Californie du sud au début des années 1990, il y découvre le graffiti local sur les murs de la ville et se voit transformé. Les oeuvres d’art urbaines, aux couleurs vives et à essence typographique, enchantent REYES qui sera dorénavant un un peintre avec un nom de graffiteur. L’aventure de faire des oeuvres dans la rue devient une exploration journalière de dessin, de peinture et d’expérimentation. Il perce au travers de la distinction de classe au sein de la population générale et de l’existence troublante et banale qui en découle.

Après un déménagement à San Francisco et des années de murales et d’engagement artistique au sein de la communauté, il exhibe en galerie. Son sens pictural et sa conceptualization narrative prennent forme dans un nouveau répertoire. Malgré son grand public, Reyes ne cherche pas à plaire à tout le monde. Un sous-entendu de sa ville, son travail est une voix distincte au sein de la jeune peinture américaine.

Le travail de Reyes a été commandé par des marques telles que Louis Vuitton, Twitter et Nike. En 2010, le San Francisco Chronicle le met en couverture avec une histoire à son sujet intitulée “Homme des lettres sur une mission”. Ses toiles ont été exposées en Allemagne, au Japon, à Miami, à New York et à Los Angeles.

Pour Reyes, son travail est tout simplement l’art du non-implicite.

VICTOR REYES –  » FREEMAN « 

Acrylic on arches

22″ x 30″, 2015

VICTOR REYES –  » PRIMARY COLORS IN DISSARAY « 

Oil and acrylic on wood

36″ x 48″, 2015